18/01/2018

Une apostille à Neverwhere

Parfois, peu de choses suffisent à notre bonheur. Alors que je révassais sur mes lectures à venir dans une librairie londonienne (absolument quelconque), j'ai fait un peu l'inventaire de mes auteurs favoris, histoire de voir si je n'aurais pas raté l'une ou l'autre sortie. A la lettre "G", je jette un coup d'oeil rapide et aperçoit l'opuscule, que je m'empresse de poser au sommet de la pile déjà chancelante des livres que j'allais acheter immédiatement. Je n'en croyais pas mes yeux. Un tout petit livret, à un prix tout aussi minuscule pour un tel trésor ? En payant le libraire, je peine à ne pas retenir un ricanement, vu la bonne affaire que je venais de faire ! J'eus même de la pitié pour cet homme, à qui je venais d'extorquer LE texte à un prix misérable.
Mon butin ensacheté, je m'enfuis alors vers un pub historique proche, pour le lire à la lumière d'une bougie, près du feu, une pinte de EPA à portée de la main.
Le lieu étant idéal, je pouvais me perdre, enfin, entre les lignes de :

How the Marquis got his coat back
de
Neil Gaiman

comme le gros FBDM que je suis.

Un bref instant de perfection


Il s'agit d'une brève nouvelle dont l'action se déroule peu après celle de Neverwhere. Elle a été adaptée en drame audio par la BBC mais je n'ai pas eu l'occasion de l'entendre. Cher lecteur, je suis bien obligé de faire le lien avec la fin de Neverwhere. Si tu ne l'as pas lu, saute le paragraphe suivant.

Neverwhere avait laissé un Marquis égorgé et au corps revendu, n'ayant survécu que par une astuce bien à lui.

Les biens du marquis ayant été vendus à part et n'étant le Marquis (notez le "M") que vêtu de son magnifique manteau, il part donc à sa recherche. Pour ce faire, il va mener son enquête dans le Londres d'En Bas, croiser des personnages étonnants et faire face à certaines ... difficultés.

Bien sûr, ce n'est pas aussi développé que Neverwhere pour ce qui est de l'univers d'En Bas et des aventures, vue la taille de la nouvelle, mais quel plaisir que de retrouver ce personnages, ces lieux étranges, et les idées sur les stations du métro londonien ! Ne vous y trompez pas : il faut avoir lu Neverwhere. Cette apostille est un petit rab en bonus pour les fans (dont je suis) et que je ne recommande qu'à eux.

Une pinte de bonne bière, une bougie et une bonne histoire, ce fut un bref moment de perfection.

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